Michał Kazimierz Ogiński, seigneur des Lumières

Michał Kazimierz Ogiński jeune

Le 26 mai 1757, le duc de Luynes, nota dans ses Mémoires sur la Cour de Louis XV : «[…] monsieur Oginski, grand seigneur de Pologne qui est depuis 3 mois en France, qui a beaucoup de talent pour la musique, jouant supérieurement de la harpe et du violon et qui vient de partir avec Monsieur le duc d’Orléans pour l’armée en qualité de son aide de camp ».

Le comte Michał Kazimierz (Michel Casimir) Ogiński, car c’est de lui qu’il s’agit, arriva à la Cour de Versailles en 1757 après un passage à Dresde et devint très rapidement la coqueluche du Tout-Paris de l’époque. Musicien et compositeur aux dons exceptionnels de violoniste et de harpiste, il apprit aussi la clarinette. Des chroniques parisiennes de ce temps mentionnaient qu’en tant que violoniste Michał Kazimierz pouvait remplacer tout un orchestre et les concerts qu’il donnait à Paris attiraient beaucoup de monde.

A l’âge de 27 ans, le comte Ogiński, passait pour un séducteur invétéré et brillant causeur. En France il partageait son temps entre le Versailles de Marie Leszczyńska et le Lunéville du roi Stanislas qui lui témoignait beaucoup de sympathie.

Il est difficile de savoir quand Michał Kazimierz rencontra le nain Joseph Boruwlaski1, appelé Joujou, devenu un redoutable rival de Bébé, le nain de Stanislas.

Joseph Boruwlaski
Joseph Boruwlaski

Joujou, la coqueluche des Cours européennes du fait de sa brillante intelligence et de sa connaissance de plusieurs langues, descendait d’une famille de petite noblesse de Pologne et fut présenté par ses parents à la comtesse Tarnowska qui le prit sous sa protection.

S’étant retrouvée enceinte elle pria son amie, la comtesse Humieska, de prendre soin du jeune homme. D’après une croyance populaire, une femme enceinte devait éviter tout contact avec des nains, car cela pouvait jeter un mauvais sort à l’enfant qu’elle attendait. Superstition, ou pas, elle préféra ne pas prendre de risque.

La comtesse Humieska entreprit un long voyage à travers l’Europe, ravie de présenter à la haute société son protégé.

Après une halte à Lunéville, ils arrivèrent à Versailles, au moment où le comte Ogiński y séjournait. Il se fut pris de passion pour son compatriote Joujou qu’il entraîna dans toutes sortes de jeux pour distraire les dames de la Cour. Dans ce cas il accompagnait les facéties de Joujou en jouant de plusieurs instruments.

Brillant musicien, Michał Kazimierz dut apporter de nombreuses fois son soutien aux concerts de la Cour et jouer pour ses Majestés. Il n’était pas rare que les gentilshommes de la Cour et les enfants de France remplaçassent au pied levé des musiciens absents. Le Mercure de France et le duc de Luynes, entre autres, nous ont légué ces témoignages.

Louis XV demanda un jour qu’on jouât le Printemps de Vivaldi, qu’il appréciait beaucoup. Le prince de Dombes, le comte d’Eu et plusieurs autres seigneurs de la Cour acceptèrent d’accompagner le sieur Guignon (violoniste) pour ne pas priver le roi d’entendre « cette belle pièce de symphonie qui fut parfaitement exécutée ».

Une autre fois, le roi entendit Laval, bassoniste du roi de Sardaigne avec les violonistes Guignon, Guillemain et Chrétien, secondés par le duc de Luynes à la basse de viole et Madame Adélaïde, au violon.

Vers la fin de son séjour à Paris, le comte Ogiński rencontra Denis Diderot dans les salons de madame Geoffrin. Subjugué par la maîtrise de son jeu de harpe, le philosophe lui proposa d’écrire un chapitre consacré à cet instrument pour le volume de son Encyclopédie dédié aux instruments de musique. Ogiński inventa un système de pédales pour permettre aux joueurs de harpe d’en tirer des sons plus profonds et il décrivit ses inventions dans un article destiné à Diderot. Du fait de son entente avec l’encyclopédiste, Oginski est parfois considéré comme son fils spirituel. Voici comment l’éminent philosophe décrivit sa collaboration avec le comte :

Cet article a été donné par Mr le comte de Hoghenski (sic!), qui veut bien nous permettre de lui rendre ici, en le nommant, un témoignage public de reconnoissance : c’est peut-être le plus modeste et le plus habile joüeur de harpe. Il y joint la connoissance de la plus profonde & brillante harmonie au goût noble d’un homme de qualité qui a bien profité d’une éducation proportionnée à sa haute naissance. 

Harpe (Dictionnaire de Musique de Diderot)
Harpe (Dictionnaire de Musique de Diderot)

Avant de quitter la France le comte Ogiński prit part à la bataille de Hastenbeck, au début de la Guerre de Sept Ans, aux côtés des Français (1757). Il possédait le grade de lieutenant-général de Lituanie qu’il avait acquis à l’âge de 18 ans. Son engagement dans l’armée française devait parachever son apprentissage militaire.

En 1761, il dut abandonner son service, car il fut sommé de retourner en Pologne par son tuteur, le prince Michał Fryderyk Czartoryski. A la tête d’une puissante famille celui-ci avait assuré l’éducation du jeune Ogiński, devenu orphelin de père à l’âge de 7 ans. Le prince décida de marier son pupille avec sa fille, Alexandra, une des femmes les plus brillantes et les plus riches de cette époque. Veuve du prince Sapieha, elle était déjà convoitée par le prince de Sanguszko. Héritière de la ville de Słonim dans la partie biélorusse du royaume de Pologne, elle y reçut le comte Ogiński qui rentrait tout juste de Paris. D’après les chroniques de l’époque, il conquit Alexandra en lui jouant de la harpe. Il ne restait plus à Sanguszko que de s’en aller…

Palais de Siedlce
Palais de Siedlce

La nouvelle comtesse Ogińska était de ces personnages féminins qui ont marqué leur époque par leur raffinement, leur goût et leur esprit. Elle hérita de la ville de Siedlce, à 100 km à l’est de Varsovie et décida d’en faire sa résidence principale. L’embellissement de son palais était devenu une de ses priorités. Du jour au lendemain, les habitants de Siedlce ont vu arriver un nombre considérable d’architectes, artisans, peintres et sculpteurs. Michał Kazimierz se trouva au centre d’une des plus grandes familles de son pays, les Czartoryski. Il acheta le domaine de Nieborów dont le château passait pour une des plus élégantes résidences de la région de Varsovie. Il continuait à s’adonner à cultiver ses passions : la musique, la composition et la littérature. Peu de temps après son mariage, il déploya une activité diplomatique entre la Pologne et l’étranger, au point qu’il fut pressenti comme candidat à la succession du trône de Pologne (voir à propos du blog). Le jeune et prestigieux couple Ogiński fut invité à Saint-Pétersbourg par Catherine II de Russie. Là encore, il montra son talent de musicien. Il souleva l’enthousiasme de la cour impériale de Russie en tant que clarinettiste, « jouant à la perfection des sonates et des soli »pour l’instrument dont la popularité ne venait que de commencer.

Les Ogiński ne se doutaient pas que la tsarine les avait attirés à Saint-Pétersbourg pour que son favori et amant, Stanislas Auguste Poniatowski, puisse mener tranquillement campagne en vue des élections d’un nouveau roi de Pologne. Catherine II craignait que si Michał Kazimierz fût élu, elle trouverait en lui un adversaire qui se dresserait contre les intentions qu’elle nourrissait à l’égard de son pays. Le 7 septembre 1764 Stanislas Poniatowski fut élu roi de Pologne. Sans rancune, le comte et la comtesse Ogiński le félicitèrent, dès leur retour à Varsovie.

Pendant les années suivantes, Michał Kazimierz multiplia des voyages à l’étranger, mêlant des missions diplomatiques et des conquêtes sentimentales. Alexandra Ogińska ne participait pas aux déplacements de son mari, préférant les séjours dans ses chers domaines de Siedlce et de Nieborów, entrecoupés par des visites à la Cour de Varsovie.

En 1772, le premier partage de la Pologne entre la Russie, l’Autriche et la Prusse provoqua un extraordinaire élan de patriotisme chez le comte Ogiński.

Nommé entre-temps Grand Hetman (Général) de Lituanie, qui lui donnait le pouvoir de chef militaire du Royaume, il lutta farouchement contre l’armée russe de Souvorov. Ses domaines s’étaient retrouvés à la limite de la nouvelle frontière polono-russe.

Il eut malheureusement moins de chance en tant qu’homme de guerre qu’en tant qu’artiste. Après avoir essuyé plusieurs défaites face aux Russes (dues aussi à des trahisons dans son propre camp), il chercha du secours pour son pays dans une activité diplomatique auprès des cours européennes. En vain.

Son intrépide soif de voyages et ses fréquentes absences auprès de son épouse ne pouvaient déboucher que sur la rupture de leur union.

Le divorce eut lieu en 1774. Ils se quittèrent en amis, conservant l’un pour l’autre un profond respect.

Après le partage de leurs biens, Alexandra choisit Siedlce comme résidence principale et Michał Kazimierz s’installa à Słonim, dans la partie biélorusse de la Pologne.

Carte de Pologne de 1933
Slonim sur une carte de Pologne d’avant 1945

Pendant les 20 ans qui allaient suivre, Słonim devint un « paradis sur terre » selon les dires du comte lui-même. Il put y réaliser son rêve : se consacrer à la composition, à l’écriture, à la peinture. Sa résidence devint un des lieux de rencontres artistiques et intellectuelles les plus prestigieux d’Europe. Ogiński créa un théâtre dont la scène pouvait contenir 2 régiments de cavalerie pour jouer une bataille dans le cadre d’un spectacle. Il était adossé au bois qui devait lui servir de décor naturel. Le théâtre faisait le lien entre le palais du comte et la rivière Shtchara. Oginski entretint un ballet, un orchestre, des comédiens. Plusieurs de ces artistes se produisaient également à l’opéra royal de Varsovie. Claude Carloman Rulhière, historien, poète et membre de l’Académie Française connaissait personnellement Michal Kazimierz et fit plusieurs séjours en Pologne. Il faisait partie des plus fervents admirateurs du comte et de son domaine de Slonim:  « Sa résidence au bord de ce canal doit être plus singulière et plus belle qu’aucune résidence  de souverain en Europe et en Asie: un superbe château, autour duquel s’élèveraient pour l’habitation de ses amis, 24 pavillons séparés par autant de branches de ce canal, dans peu d’années ».

En dehors des arts, Michał Kazimierz se révéla comme un amoureux des sciences naturelles et un industriel de premier choix. Il ouvrit à Słonim une fabrique de porcelaine et une manufacture de gobelins  sous la direction de Johann Karl Kletsch, originaire de Saxe. Les dessins furent confiés à l’Italien Innocente Maraino. Quelques-unes de ces tapisseries sont exposées de nos jours au Musée National de Varsovie. D’autres font partie des collections privées au Canada. Elles étaient au nombre de 12, destinées à orner la future Salle des Déesses du château de Slonim. Celles qui ont pu être sauvées représentent, entre autres, une Bacchante, un Flûtiste et un Hercule.

Le plus grand succès d’Ogiński en tant qu’entrepreneur, fut tout de même un canal dont il avait conçu les plans quelques années auparavant. Ce canal devait unir les fleuves de Dniepr et de Niémen via la rivière Shtchara et faire ainsi la jonction des rives de la Baltique à celles de la Mer Noire. Le canal fut terminé en 1783 et sa construction fut entièrement financée par le comte. C’est bien de ce canal que parle Claude C. Rulhière dans sa description du domaine de Slonim. Cet ouvrage constitue la reconnaissance de Michał Kazimierz comme inventeur dans l’art fluvial; il existe toujours et continue à porter le nom du canal d’Ogiński.

Canal Oginiski
Canal Oginski
Canal Oginiski (panneau en biélorusse)
Canal Oginski (panneau en biélorusse)

 

 

 

 

 

 

 

Slonim était l’exemple d’une petite ville typique de l’ancienne Pologne.                            Cinq religions s’y côtoyaient: catholique, gréco-catholique, orthodoxe, juive et musulmane, due à la présence des familles de Tatares dont les ancêtres avaient abandonné la vie nomade pour s’installer dans l’est du royaume polonais au XVIIe siècle. La population juive de Słonim était la plus nombreuse de toutes les minorités : elle constituait près de la moitié de ses habitants2.

Durant les 20 années après son installation dans cette ville prospère, Michał Kazimierz écrit et publia la majorité de ses ouvrages. Les historiens d’aujourd’hui s’intéressent de plus en plus à son œuvre et, de ce fait, plusieurs travaux y ont déjà été consacrés3.

Voici quelques-unes des publications de Michał Kazimierz Ogiński :

Filozof zmieniony. Opera w muzyce zaprezentowana na zamkowym teatrum

w Słonimie, podczas karnawalu, Wilno, 17794

Telemaka, opera grana w Słonimie 17805

Pola Elizejskie, dramma z muzyką6 wyd. Bajki i nie bajki ( tom II )

Pieśni przez JW Imci Pana M. K. hrabiego Oginskiego, Hetmana W.K. Litewskiego,

        1. 1770 w Slonimiu7

Œuvres écrites sous le pseudonyme du Citoyen Słonimski

Powieści historyczne i moralne napisane przez obywatela Słonimskiego 8 Warszawa 1780

Bajki i nie bajki przez obywatela Słonimskiego napisane9, tom I i II, Varsovie 1788

Uczta imieninowa10, comédie, traduite en français par Brykczynski et Baer

Michał Kazimierz Ogiński se considérait lui-même, et peut-être avant tout, comme compositeur et auteur de livrets d’opéra. En apprenant la mort de Jean-Jacques Rousseau, il entra dans l’appartement du roi Stanislas Poniatowski en disant : « Votre Majesté, je viens de perdre un collègue ». Voyant le roi, qui semblait ne pas bien comprendre de qui il s’agissait, il rajouta avec un sourire malin : « Bien entendu, je parle de Jean Jacques Rousseau qui composa la musique et les vers du Devin du village, tout comme moi qui compose également des opéras sur mes propres livrets. De ce fait, il sera toujours mon collègue ».

Oginski âgé (fin XVIIIe siècle)
Le Comte Oginski âgé (fin XVIIIe siècle)

Pendant la durée de la Diète de 4 ans ( 1788-1792 ), dont les travaux devaient servir à voter de nouvelles lois et introduire des réformes sociales et économiques en vue de redressement du pays, le comte Michał Kazimierz mit aussi sa plume au service du Parlement.

C’est tout particulièrement l’état de l’armée qui le préoccupait. Il exposa des projets de sa modernisation dans Myśl o rzeczy wojennej11, éditée en 1780 à Varsovie.

Il prononça aussi plusieurs discours pendant les débats des parlementaires dont certains furent traduits en français.

Pendant toute la durée des travaux de la Diète des pamphlets et caricatures des députés ne cessèrent de paraître, en rime et en vers, pour pouvoir être plus facilement retenus par le public.

Ceux concernant Michał Kazimierz ne sont pas toujours positifs, ou tout au moins, peu enthousiastes, comme celui-ci.

Ma dosyć cnót

Zimny jak lód

Z dużym brylantem chodzi

Nie pomaga ani szkodzi12

Les efforts des patriotes polonais cherchant à sauver leur pays du naufrage arrivèrent trop tard. La Constitution du 3 mai 1793 ne put empêcher le troisième et définitif dépeçage de la Pologne par ses voisins en 1795.

Michał Kazimierz Ogiński refusa de prêter allégeance à Catherine II de Russie. En guise de protestation, il rendit son bâton de Grand Général. En réponse à son refus, les forces moscovites occupèrent ses terres de l’est, dont Słonim. Ogiński perdit ainsi près de la moitié de ses domaines.

Il passa les dernières années de sa vie dans la propriété de sa tante, Helena Ogińska, dans la région de Varsovie.

Il légua le reste de ses biens à son petit-cousin, compositeur lui aussi, Michał Kleofas Ogiński, entré dans l’histoire de la musique grâce à ses polonaises, et tout particulièrement à celle portant le titre d’Adieux à la patrie (l’authenticité de cette partition reste encore à prouver; des musicologues polonais penchent pour Michal Kazimierz comme étant son auteur).

Michał Kleofas Ogiński
Michał Kleofas Ogiński

 

Michał Kazimierz décéda le 31 mai 1800. Le lieu de son inhumation reste mal connu. Probablement dans les catacombes du cimetière de Powązki à Varsovie.

Son cher domaine de Słonim périclita et son magnifique palais tomba en ruine et fut démoli dans le courant du XIXe siècle.

Palac Slonim
Palais de Slonim (état d’abandon – 2e moitié du XIXe)

En 1919, l’année où la Pologne retrouva son indépendance, il ne restait aucune trace de la magnificence du lieu qui ne cessa de briller durant les derniers vingt-cinq ans de l’existence du royaume de Pologne. Le seul souvenir de la dimension des investissements de Michał Kazimierz Ogiński reste son canal.

A la suite des accords de Yalta, Słonim se retrouva dans la partie biélorusse de l’URSS, devenue République de Biélorussie après la pérestroïka.

Grâce aux efforts de la communauté polonaise de Biélorussie, joints aux initiatives de la municipalité de Słonim, une plaque à la mémoire du seigneur-musicien et écrivain a été apposée sur la façade du théâtre de la ville. Elle est rédigée en langue biélorusse et salue un grand artiste et gardien des traditions théâtrales13.

Plaque à la mémoire du Comte Oginski
Plaque à la mémoire du Comte Oginski

Depuis 2004, un festival dédié à la polonaise, danse tant prisée par de nombreux compositeurs dont Jean S. Bach, Telemann et Chopin, se déroule tous les ans à Słonim pour rendre hommage à Michał Kazimierz.

Polonez festiwal
Le festival de la polonaise à Slonim

In fine

Il fut un personnage très controversé. Raillé et critiqué par une partie de ses contemporains : on lui reprochait son manque de sérieux, parce qu’il ne convenait pas à cette époque qu’un aristocrate s’adonne à la musique et à la littérature, et aussi parce qu’on le considérait piètre général et politicien. Parallèlement, on trouve des témoigna- ges favorables, qui rendent hommage à un fervent patriote et grand homme d’Etat.

Polonaise pour violon et pianoforte, une des rares compositions authentifiées de Michal Kazimierz Oginski. Elles sont toutes éditées en Biélorussie
Polonaise pour violon et pianoforte, une des rares compositions authentifiées de Michal Kazimierz Oginski. Elles sont toutes éditées en Biélorussie

Maître de la conversation de salon, il fut aussi considéré au sein des loges maçonniques : dès 1780, il devint adjoint du Grand Maître de la Grande Loge Nationale du Grand Orient de Pologne.

Aujourd’hui, il séduit avant tout comme compositeur et écrivain. Des musicologues et historiens lui ont consacré quantité d’études, d’articles, de thèses de doctorat, etc. Ce travail continue, car il reste encore beaucoup de recherches à accomplir avant de pouvoir terminer le portrait de l’un des plus passionnants personnages du siècle des Lumières, à l’échelle européenne.

Les armes de la famille Oginski
Les armes de la famille Oginski

 

1. Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski, gentilhomme polonais, Flammarion, 2008

2. Le fondateur des magasins Marks § Spencer, Michael Marks est né à Słonim en 1859.

3. Artur Ziontek : Michał Kazimierz Ogiński w piśmiennictwie XVIII w.                                         Artur Ziontek : Michał Kazimierz Ogiński jako poeta : kanon tekstów i problemy atrybucji     Pamiętnik Literacki, 2011

4. [ Le philosophe transfiguré ] opéra en musique, présenté au théâtre du palais de Słonim pendant le carnaval, Vilnus, 1779

5. [ Télémaque ] opéra, joué à Słonim, 1780

6. [ Les Champs Elysées ] drame en musique, édité avec [ Les fables et les non-fables ] tome II

7. [ Chants, composés par Son Excellence Monsieur le Comte Ogiński ; Grand Général de Lithuanie, à Słonim, novembre 1770

8. [ Romans historiques et moraux écrits par le citoyen Slonimski], Varsovie 1780

9. [ Des fables et des non-fables par le citoyen Slonimski ] tome I et II, Varsovie 1788

10 [ Fête du jour de nom ] dans Chefs d’oeuvre des théâtres étrangers, éd. Ladvocat 1823
Il s’agit en réalité d’une pièce conçue par Catherine II de Russie Imianiny gaspaszy Worczalkinoj. Oginski en a fait une adaptation en polonais, après l’avoir vue, ou lue pendant son séjour en Russie, en changeant la Fête en Festin du Jour de nom.

11 [ Réflexion sur la question militaire ]

12[ Possède des vertues, Froid comme la glace, Affiche un gros diamant au doigt, Ne nuit pas, Mais n’apporte rien au débat ]

13. La date de naissance d’Oginski qui y figure est l’an 1728. Il existe, en effet, une incertitude quant à l’année de sa naissance. Des sources polonaises indiquent celle de 1730.

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